Les questions de répartition des compétences fiscales sont centrales dans les relations entre l’État et les collectivités territoriales, car elles conditionnent l’autonomie financière, l’action publique et le développement local. Malgré des contextes différents, la comparaison entre la Suisse et le Cameroun présente un intérêt majeur.
L’ouvrage analyse les mécanismes juridiques et institutionnels de répartition fiscale afin d’en dégager logiques, forces et limites. Il met en évidence l’originalité du modèle suisse, fondé sur le fédéralisme et une large autonomie fiscale des cantons et communes. À l’inverse, le Cameroun, bien qu’engagé dans la décentralisation, reste marqué par une forte centralisation limitant l’autonomie locale.
L’analyse montre que l’autonomie fiscale est un levier essentiel de gouvernance et de développement territorial. L’auteur propose ainsi des pistes inspirées du modèle suisse pour renforcer les finances locales camerounaises, tout en tenant compte des spécificités nationales.
L’ouvrage adopte enfin une approche analytique et prospective, visant à enrichir le débat sur la décentralisation fiscale en Afrique et à encourager une coopération renforcée entre les deux pays.